Thimphou, la capitale du Bhoutan
Capitale du Bhoutan depuis 1955, Thimphou est le principal centre politique et administratif du pays. La ville s’est agrandie au cours des dernières décennies, tout en conservant une architecture fidèle aux traditions locales. Parmi les lieux à découvrir figure le Tashichho Dzong, qui abrite une partie du gouvernement et les bureaux du roi. La ville compte également le National Memorial Chorten, fréquenté chaque jour par de nombreux fidèles, ainsi que le Bouddha Dordenma, une statue de 51,5 mètres qui domine la vallée. Les marchés et les ateliers d’artisanat permettent enfin de mieux comprendre la vie quotidienne des Bhoutanais.
La vallée de Haa
Ouverte aux voyageurs étrangers seulement depuis 2002, la vallée de Haa reste l’une des régions les moins visitées de l’ouest du Bhoutan. Elle a conservé ses villages, ses maisons traditionnelles et ses terres agricoles, réparties entre les forêts et les versants montagneux. On y accède notamment depuis Paro en franchissant le col de Chele La. La population de la vallée vit encore en grande partie de l’agriculture et de l’élevage. Haa possède également deux anciens sanctuaires, Lhakhang Karpo, le « Temple Blanc », et Lhakhang Nagpo, le « Temple Noir ». Ces deux édifices sont liés aux premiers temps du bouddhisme dans la région. À l’écart des itinéraires les plus fréquentés, la vallée permet de découvrir un Bhoutan plus rural.
Paro et le monastère de Taktsang
La vallée de Paro abrite plusieurs monuments majeurs du Bhoutan. Le Rinpung Dzong, construit au XVIIᵉ siècle, accueille encore une communauté monastique ainsi que les services administratifs du district. Paro est toutefois surtout connue pour le monastère de Taktsang, également appelé le « Nid du Tigre ». Édifié en 1692 à 3 120 mètres d’altitude, il domine la vallée depuis une falaise haute de plusieurs centaines de mètres. Le monastère réunit plusieurs temples, salles de prière et bâtiments reliés par des escaliers et des passages étroits. Sa situation et son architecture en ont fait le monument le plus célèbre du pays, mais aussi l’un des principaux lieux religieux du Bhoutan.
Le col de Dochu La
À 3 100 mètres d'altitude, le Dochu La relie Thimphou à la vallée de Punakha. Son sommet est dominé par les 108 chortens Druk Wangyal, devenus l'une des images les plus célèbres du Bhoutan. Par temps clair, le panorama s'ouvre sur la chaîne de l'Himalaya, avec en toile de fond le Gangkar Puensum (7 570 m), plus haut sommet du royaume. La descente vers Punakha marque un changement de décor : les forêts de conifères cèdent progressivement la place aux rizières en terrasses et à une végétation subtropicale. En quelques kilomètres, la route traverse deux des paysages les plus contrastés du Bhoutan.
Le Punakha Dzong
Construit en 1637 au confluent des rivières Pho Chhu et Mo Chhu, le Punakha Dzong est le plus célèbre des dzongs du Bhoutan. Ses murs blanchis à la chaux, ses toits rouges et dorés et ses galeries en bois sculpté dominent l'une des plus belles vallées du royaume. Ancienne capitale du Bhoutan jusqu'en 1955, la forteresse accueille encore chaque hiver le Je Khenpo, chef spirituel du pays, et le corps monastique central. Au printemps, les jacarandas en fleurs et les rizières qui l'entourent offrent un décor qui contribue largement à sa renommée.
La vallée de Phobjikha
Située à près de 2 900 mètres d'altitude, la vallée de Phobjikha est l'une des plus vastes vallées glaciaires du Bhoutan. Ses prairies, ses zones humides et ses villages traditionnels contrastent avec les reliefs montagneux qui dominent le reste du pays. Préservée de l'urbanisation, elle offre un cadre paisible où la nature occupe encore toute sa place. Entre la fin du mois d'octobre et le début du printemps, Phobjikha accueille les grues à cou noir, venues hiverner depuis le plateau tibétain. La vallée est aujourd'hui l'un des principaux sites de protection de cette espèce emblématique et compte parmi les plus beaux paysages naturels du Bhoutan.
Le monastère de Gangtey
Dominant la vallée de Phobjikha, le monastère de Gangtey est l'un des principaux centres de l'école Nyingma, la plus ancienne tradition du bouddhisme tibétain. Fondé au début du XVIIᵉ siècle, il abrite encore aujourd'hui une importante communauté de moines. Restauré dans le respect de l'architecture traditionnelle, il séduit par ses boiseries sculptées, ses temples richement décorés et sa situation privilégiée. Chaque automne, le Black-Necked Crane Festival célèbre le retour des grues à cou noir dans la vallée, rappelant le lien étroit entre le patrimoine religieux et la protection de la nature. Depuis son esplanade, le panorama sur la vallée de Phobjikha compte parmi les plus beaux du Bhoutan.
Le col de Chele La
Avec ses 3 988 mètres d'altitude, Chele La est le plus haut col routier du Bhoutan. La route qui relie Paro à la vallée de Haa traverse d'épaisses forêts de conifères avant de gagner les alpages d'altitude. Au sommet, des centaines de drapeaux de prières flottent au vent, rappelant l'importance spirituelle accordée à ce passage de montagne. Par temps dégagé, le panorama s'étend sur plusieurs sommets de l'Himalaya, dont le Jomolhari (7 326 m), montagne sacrée située à la frontière entre le Bhoutan et le Tibet. La descente vers la vallée de Haa révèle un paysage plus sauvage et beaucoup moins fréquenté que celui des grandes vallées de l'ouest du pays.
La région de Bumthang
Répartie entre les vallées de Chokhor, Chhume, Tang et Ura, la région de Bumthang est souvent considérée comme le berceau culturel et religieux du Bhoutan. C'est ici que se concentrent les plus anciens temples du royaume et que plusieurs grandes figures du bouddhisme, dont Guru Padmasambhava et Pema Lingpa, qui y ont laissé leur empreinte. Parmi ces sanctuaires, Jambay Lhakhang, fondé en 659 par le roi tibétain Songtsen Gampo, figure parmi les plus anciens du pays. Chaque automne, le Jambay Lhakhang Drup rassemble moines, pèlerins et habitants autour de danses sacrées. Entre villages traditionnels, forêts de pins et paysages agricoles, Bumthang demeure l'une des régions les plus attachantes du Bhoutan.
Le Trongsa Dzong
Le Trongsa Dzong fut construit au XVIIᵉ siècle sur un éperon rocheux dominant la vallée de la Mangde Chhu. Sa position permettait autrefois de surveiller la principale voie de passage entre l’ouest et l’est du Bhoutan. Tous ceux qui traversaient le pays devaient passer à proximité de la forteresse, ce qui lui donna un rôle important dans l’unification du royaume. Le dzong se compose de plusieurs cours, temples, galeries et bâtiments construits à différents niveaux de la montagne. Il reste très lié à l’histoire de la famille royale.